Traitements Associés à la Chirurgie du Cancer

1-     Chimiothérapie pré-opératoire

Elle n’est proposée qu’en cas de cancer colo-rectal avec des métastases associées, le plus souvent hépatiques.

Elle permet de contrôler la maladie générale pour permettre ensuite une chirurgie efficace. Il s’agit alors d’une chirurgie combinée, associant un geste colo-rectal et un geste hépatique, qui peut être faite en une fois ou le plus souvent en 2 voire 3 temps.

Les protocoles de chimiothérapie sont alors très nombreux. La coordination entre les différentes équipes –chirurgien colo-rectal, chirurgien hépatique, cancérologue- est alors très importante. Le dossier du malade est discuté en réunion pluri disciplinaire à chaque étape (protocole de chimiothérapie, décision de chirurgie, geste chirurgical, nouvelle chimiothérapie…).

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2-     Radio-chimiothérapie pré-opératoire

Elle est indiquée en cas de cancer du rectum, pour diminuer le risque de récidive.

Ce traitement associe des rayons et de la chimiothérapie. Il se fait dans un centre de radiothérapie. Vous aurez un premier rendez-vous avec l’oncoloque-radiothérapeute qui vous expliquera le déroulement du traitement et ses conséquences.


Ensuite vous aurez une consultation de « centrage », pour adapter exactement le traitement à votre morphologie et votre pathologie. Cette séance dure en général ½ heure, avec un scanner, et des points de repère seront dessinés ou tatoués sur votre peau.

Le traitement proprement dit se fait en général en 25 séances, à raison d’1 séance par jour 5 jours par semaine pendant 5 semaines (du lundi au vendredi).Vous ne devez pas être hospitalisé pour ces séances et vous pouvez bénéficier de la prise en charge du transport. La séance dure en général  15 minutes et est absolument indolore.

Les rayons sont associés à une chimiothérapie qui peut être donnée soit en comprimés, soit en perfusion une fois par semaine. En cas de perfusion, celle-ci se fait en hôpital de jour, par l’intermédiaire d’un petit boitier mis en place sous anesthésie locale, sous la clavicule (port-a-cath ou PAC).

Ce traitement a très peu d’effets secondaires, parfois de la fatigue, de la diarrhée ou une irritation de la peau autour de l’anus.

La chirurgie se fait 7 à 11 semaines après la fin de ce traitement.

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3-     Chimiothérapie post-opératoire

Elle est proposée en cas de cancer du colon ou du rectum, quand des cellules de cancer sont retrouvées dans les ganglions analysés avec la pièce opératoire. Elle permet de diminuer le risque de récidive. Il s’agit alors d’une chimiothérapie préventive, puisqu’il n’y a plus de maladie.

Ce traitement est donc proposé après votre sortie de l’hôpital, après les résultats de l’analyse de la pièce opératoire (qui prend  généralement 15 jours), lors d’une réunion pluridisciplinaire (avec chirurgiens, gastro-entérologues, cancérologues, etc…).  Vous serez bien-sûr informé de cette décision et vous verrez ensuite en consultation un cancérologue de votre choix (à l’hôpital Beaujon ou ailleurs).

Elle doit être débutée entre 3 semaines et 2 mois après la chirurgie, quand vous aurez récupéré un bon état général, pour une durée de 6 mois. Rarement, elle peut être donnée en comprimés, le plus souvent il s’agit d’une perfusion qui dure 48h, tous les 15 jours. Cette perfusion peut se faire en hospitalisation ou en ambulatoire (mise en place en hôpital de jour, elle est poursuivie à domicile).

Le produit passe par l’intermédiaire d’un petit boitier mis en place sous  anesthésie locale, sous la clavicule (port-a-cath ou PAC).

Le calendrier des séances peut être modifié en fonction de vos attentes et les doses sont adaptées en fonction de votre tolérance.

Il s’agit d’un traitement souvent très bien toléré. Les effets secondaires sont rares, surtout à type de fatigue pendant quelques jours; les troubles du transit et les vomissements sont le plus souvent anticipés par des traitements associés ; des fourmillements des pieds et des mains peuvent parfois persister. Votre taux de globules blancs doit être contrôlé régulièrement, et vous devrez consulter un médecin en cas de fièvre.